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LSS 2017

Nouvelles approches en médecine personnalisée

26 octobre 2017

14:30  -  15:00

Catégorie de la Session :  Métabolisme tissulaire – 2ème Partie... 


Résumé

L’augmentation rapide des cas de glycémie élevée dans la population générale s’est traduite par une hausse nette de la prévalence du prédiabète et de l’intolérance au glucose, et conséquemment de l’apparition de diabète sucré de type II. L’alimentation est considérée comme un déterminant essentiel du taux de glucose. Une glycémie élevée après les repas a une incidence sur le gain de poids, l’obésité, la faim et les chutes d’énergie, et se trouve également liée à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires, de cancer et, plus généralement, à une mortalité accrue. Cependant, malgré leur importance, les méthodes nutritionnelles de contrôle de la glycémie d’après repas restent d’une efficacité limitée.

Après avoir surveillé de manière continue sur une semaine les niveaux de glucose de plus de 1’000 personnes, nous avons constaté une forte variabilité dans la réponse de différents sujets à des plats identiques. Ce qui semble indiquer que des conseils nutritionnels génériques adressés à l’ensemble d’une population sont d’une utilité limitée et ne peuvent aboutir à un contrôle glycémique convenable. Nous avons mis au point un algorithme d’apprentissage automatique qui intègre toute une série de données relatives à cette cohorte: paramètres sanguins, habitudes alimentaires, données anthropométriques, activité physique et microbiote intestinal. Cet algorithme a été capable de prédire avec précision les réponses glycémiques individuelles après des repas courants. De plus, une intervention contrôlée, aléatoire et aveugle effectuée sur l’alimentation d’une cohorte de pré-diabétiques sur la base de cet algorithme a entraîné des réponses postprandiales plus basses ainsi que des modifications consistantes du microbiote intestinal.

Enfin, je présenterai nos recherches sur les mécanismes à l’origine de l’obésité récurrente d’après-régime, où nous avons détecté la signature du microbiome intestinal qui persiste même après la réussite d’un régime chez des souris obèses. Cette signature du microbiome contribue à une reprise de poids plus rapide et certaines aberrations métaboliques en cas de nouvelle exposition à des conditions favorables à l’obésité. Elle transmet également le phénotype de la reprise de poids accélérée en cas de transfert entre animaux. Nous avons par ailleurs déterminé que le microbiome contribue à la baisse des taux de flavonoïdes d’après-régime et à une réduction de la dépense énergétique, et nous avons pu montrer qu’une intervention ‘pro-biotique’ à base de flavonoïdes tempère la reprise excessive de poids. Ces résultats suggèrent que des approches ciblant le microbiome pourraient aider dans le diagnostic et le traitement de cette affection répandue.eran