25 octobre 2017
Catégorie de la Session : Biologie cellulaire, organites et métabolisme...
Résumé
La macroautophagie (autophagie) dégrade des protéines, d’autres macromolécules et des organites dans les lysosomes et réutilise les produits de cette dégradation pour assurer la survie dans des situations de stress et de privation. Dans certains cancers, l’autophagie est ‘uprégulée’ et accroit la persistance et la malignité des tumeurs, ce qui suggère qu’un ciblage de l’autophagie pourrait avoir des avantages thérapeutiques. Dans les modèles précliniques, l’autophagie favorise les cellules tumorales des cancers autonomes en supprimant p53 dans l’apoptose, la sénescence et les réponses immunitaires, mais aussi en stimulant leur métabolisme et leur prolifération. Dans les tissus hôtes, l’autophagie favorise les formes de cancer liées aux mécanismes non-autonomes des cellules cancéreuses en apportant un support nutritionnel aux tumeurs. En outre, les gènes qui codent les régulateurs maîtres de l’autophagie et de la biogénèse lysosomale sont des oncogènes reconnus qui sont activés dans les cas de cancer. Dans d’autres modèles précliniques, l’autophagie est sans conséquence, ou bien elle favorise les lésions chroniques du foie et l’apparition d’hépatomes bénins. Tous ces résultats suggèrent que l’autophagie joue un rôle dans le cancer, et que ce rôle est dépendant du contexte. Il est donc d’un grand intérêt de déterminer un certain nombre d’éléments: la manière dont la voie de l’autophagie peut être ciblée, les types de tumeurs qui répondraient le mieux à une inhibition de l’autophagie, les mécanismes impliqués, et l’association de médicaments qui produirait les meilleurs résultats.

